Guillaume Mousson - Photographe

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Un texte écrit par Insanity Doll, modèle photo

Etre modèle : ce que vous devez savoir...

Prendre la pose, s’improviser modèle photo, c’est très à la mode depuis quelques années, notamment avec l’essor des sites, groupes, pages, réseaux sociaux qui y sont consacrés. Mais attention, ce monde est jonché de codes, de règles, et de dangers.
Je vais aujourd’hui vous présenter une petite vue d’ensemble de ce qu’un modèle photo doit faire et savoir. Cet article sera long, mais il sera détaillé et bondé de conseils.
La première chose que vous devez savoir et garder en tête, c’est qu’une réputation se fait et se défait très rapidement dans ce milieu où les gens sont beaucoup en contact les uns avec les autres. Autrement dit, une mauvaise ou bonne expérience avec un modèle ou un photographe a vite fait d’être connue de tous. On ne va pas se le cacher, beaucoup dans ce milieu sont friands de ragots.

Tout d’abord, qui dit modèle photo dit photographe, donc échange entre deux personnes (minimum ; on peut ajouter un makeup artist, un coiffeur, assistant lumière, etc). Règle numéro un : le photographe est un être humain, et en ce sens vous vous devez de le respecter, avant, pendant et après la séance. Cessez de croire que vous devez tout à l’appareil photo : le plus gros du travail vient de celui qui le manie. (et pitié, cessez définitivement de dire aux photographes “ton appareil fait de belles photos” ou vous allez vous faire assassiner).

Avant toute chose, on ne choisit pas un photographe pour son nom mais pour son univers ; j’entends par là que vous ne devez pas vous arrêter à sa devanture de book ou de page pour vous faire une idée de ce qu’il fait, vous devez explorer son monde,et vous poser les bonnes questions devant : est-ce que ce qu’il fait vous plaît ? Est-ce que ses thèmes vous plaisent ? Est ce que vous appréciez sa manière de retoucher ? Si c’est oui pour tout ça, alors dirigez vous vers ses conditions, on les trouve généralement dans un onglet dédié ou dans la description de la page. Là encore, voyez si elles sont en accord avec les vôtres, car il n’est pas question de brader vos principes pour plaire à quelqu’un, sinon c’est la porte ouverte à toutes les dérives. Attention, je n’ai pas non plus dit que vous aviez le droit de discuter les conditions du photographe, et notamment ses tarifs. N’oubliez pas : rien ne vous est dû, par conséquent un photographe est en droit d’exiger une rémunération si votre profil ou votre projet ne sont pas en accord avec ce qu’il cherche à faire, à travailler. Si vous ne pouvez / ne voulez payer pour une séance photo, alors passez votre chemin, car les négociations sont vaines, c’est un peu comme si vous réclamiez une remise au caissier au supermarché. Réciproquement vous n’êtes pas en position de réclamer un paiement si c’est vous qui proposez un projet. En fait, soyons clairs : celui qui propose ne peut en aucun cas demander à etre rémunéré. Autre point dont on m’a fait part, vous ne pouvez pas vous déclarer modèle photo. Pour être payée et déclarée en tant que tel, vous devez passer par une agence. Par conséquent, demander à être payée pour vos photos, c’est soit prendre le risque de faire du black, soit être en agence pour que cela soit réglementaire.
Dans tous les cas, je me dois de préciser que si un photographe demande une rémunération pour ce qu’il fait, il s’agit d’argent qui doit être déclaré également, sinon c’est considéré comme étant du travail au noir. De ce fait, ne peut être nommé “pro” qu’une personne étant payée pour ce qu’elle fait et déclarant ce revenu comme complémentaire ou principal. Cette personne doit avoir un siret. Si une personne se déclare pro sans tout cela, c’est un peu comme si vous vous déclariez barman alors que vous êtes juste en train de servir trois petits cocktails à une soirée chez vous. Il est aussi pas mal question de “semi pro”, soyons clairs une bonne fois pour toutes : ça n’existe pas. On est pro ou on est amateur, point barre (et ne confondez pas “amateur” avec “débutant”) ; ce qui différencie l’amateur du pro n’est pas la qualité des photos mais le fait qu’il se fasse payer pour ce qu’il fait.

Ce que vous devez exiger, en revanche, c’est bel et bien la présentation d’un book ou des travaux du photographe, et au delà de ça, vérifiez sa fiabilité et sa cohérence. Nombreux sont les faux-tographes qui prennent des photos sur internet, les recadrent pour retirer le logo ou copyright original, et faire passer ces photos pour les leurs. Il y a cependant une manière de repérer cela : d’abord l’absence de copyright, ensuite le format des photos (elles paraissent souvent “coupées”), et enfin le fait que les styles ne collent pas entre eux (certes les photographes peuvent avoir différents “styles” de retouches, mais sans jamais de gros écarts, par exemple la manière dont ils utilisent la lumière, ou le type de retouches qu’ils apportent ; chaque photographe a son univers). Dans tous les cas la manière la plus simple de savoir si ce sont des images volées, c’est de les poser dans la barre de recherche Google image. Si c’est bien le cas, alors vous les trouverez en version “entières” avec le nom du photographe.

Pour les séances vous êtes en droit de demander à être accompagné(e) (cela étant dit, tous les photographes n’acceptent pas, et ils ont toujours une soit disant bonne raison). Ce droit est d’autant plus valable si vous êtes mineur(e) – et d’ailleurs le photographe DOIT vous procurer une décharge / autorisation parentale pour la séance, quelle qu’elle soit.
Un photographe qui n’a rien à se reprocher acceptera sans trop de mal qu’une personne soit là pour veiller sur vous, mais de loin (hors de question pour celle ci d’intervenir sur le shooting !). À l’inverse, fuyez ceux qui trouvent divers prétextes pour que vous soyez seul(e) : la majeure partie du temps c’est un gars qui a quelque chose derrière la tête et qui ne veut pas de témoins. Si vraiment il insiste et que vous souhaitez bosser avec ce photographe, alors la meilleure manière d’en avoir le coeur net sur qui il est c’est d’aller demander un témoignage à ses modèles (et j’insiste sur SES modèles, un seul avis ne suffira pas à vous fournir une idée objective).

Quelques petits conseils concernant les thèmes :
– évitez de reproduire à l’identique quelque chose qui existe déjà, trouvez des idées par vous même, et arrêtez de suivre les “modes” (ces derniers temps, on a eu une overdose d’Alice au Pays des merveilles revue à toutes les sauces et de Harley Quinn jouée et rejouée ; sortez un peu de votre petite bulle et cherchez vos idées ailleurs qu’au cinéma, sinon vos photos et votre book seront dénués d’intérêt puisque semblables à bien d’autres).
– faites des recherches, trouvez quel est votre univers, quels types de photos vous aimez et voulez faire, quels sentiments vous voulez faire passer
– constituez vous un dossier de photos “idées”, en regardant le travail d’autres photographes, modèles, etc. Allez sur les pages de partages de photos, et collectionnez tout ce qui peut vous inspirer, retenez les poses, les attitudes, les petits détails, et remaniez les à votre sauce pour les intégrer à votre image.

Passons à plus concret : l’organisation de la séance. Vous vous devez d’être poli(e) lorsque vous parlez à votre interlocuteur ( oui, avec tout ce que mes amis photographes me racontent, il est RÉELLEMENT indispensable de vous rappeler ce point ). La moindre des choses c’est de se présenter, d’expliquer un peu qui vous êtes, ce que vous faites, éventuellement depuis quand, donner votre book (sans book le photographe peut difficilement évaluer ce que vous valez) puis d’amener à la demande de séance photo, le tout sans faire du rentre dedans ni de la lèche (la surenchère de compliments, ils connaissent, ils savent ce que ça vaut, et ça n’en rend pas votre book plus intéressant).
Quatre (principales) réactions possibles face à votre message :
– le photographe est OK, auquel cas je développe le reste plus bas
– le photographe n’est pas intéressé, et dans ce cas ce n’est pas la peine de le traiter de tous les noms, ce n’est pas qu’il est snob ou hautain mais que votre profil et /ou votre univers ne l’intéresse(nt) pas
– le photographe est plus ou moins intéressé mais vous demande une rémunération : je le redis, rien ne vous est dû, et son activité est peut-être son complément de revenu voire son revenu tout court. Là aussi, pas la peine de faire la diva offusquée, c’est son droit de vous demander ça. C’est votre droit de passer votre chemin, en vous retenant de le blâmer , de l’insulter ou de lui dire que son travail n’en vaut pas la peine, tout ceci vous ferait juste passer pour une petite peste (et les réputations des modèles et photographes se construisent extrêmement vite, notamment par rapport à ce genre de comportements, comme je l’ai deja déjà dit).
– dernière option que vous rencontrerez certainement un jour ou l’autre, le photographe ne répond pas. Dans un premier temps, renvoyez un message (après tout, il a peut être simplement zappé de vous répondre) ; s’il ne répond toujours pas, laissez tomber : les malpolis existent également dans les photographes, et nombreux sont ceux qui se pensent trop biens pour s’abaisser à vous répondre. Dans ce cas, ne cherchez pas les embrouilles et allez voir ailleurs.

Pour ce qui est du thème en lui même, il n’y a pas de règle universelle sinon celle de faire des choses qui vous plaisent ; inutile d’accepter quelque chose qui ne vous fait pas envie, ça risque de donner un mauvais résultat. Certains photographes préfèrent imposer, d’autres discuter et choisir avec vous, d’autres encore vous laissent quartier libre. Faites tout de même attention si c’est un thème “imposé”  à ce qu’on ne vous fasse pas faire tout et n’importe quoi non plus, le photographe doit vous dire avant la séance ce qu’il a en tête, et non vous faire la surprise sur place (croyez en mon expérience ça peut etre catastrophique).

Attention encore une fois à ceux qui vous veulent autre chose que de simples clichés : si un photographe insiste lourdement pour vous faire faire de la lingerie, du nu, du topless, voire de l’érotique, sous couvert que “tu es jolie je t’imagine bien comme ça” , barrez vous en courant. Un photographe peut vous dire qu’il aimerait faire tel ou tel projet, mais s’il en vient à dire qu’il “vous imagine bien” dans telle ou telle situation,ça penche plutôt vers un fantasme que vers un vrai thème, et dans ce cas mieux vaut se méfier. Ce n’est pas ainsi que cela se demande, et justement c’est ceux qui insistent ou disent des choses de ce genre qui trahissent leur folle envie de se rincer l’œil au travers d’une séance photo. Si vous dites non, c’est non,et il n’a pas à discuter ; je le rappelle, vous n’êtes pas là pour exécute le moindre de ses désirs. Inversement, vous n’êtes pas en droit de lui imposer ce genre de thèmes s’il ne souhaite pas les faire. De ce fait, il faut tout de même avoir également le sens des nuances, analysez bien le book de la personne : s’il y a seulement ou quasi seulement de la lingerie / du nu, il y a 9 chances sur 10 qu’il vous propose quelque chose comme ça ; c’est normal, c’est son univers. Si au contraire son book ne présente pas du tout de choses de ce genre, c’est qu’il n’est peut être pas à l’aise avec cela ou ne souhaite pas réaliser ce style de photos, ne le forcez pas. Il peut cependant faire des recherches et peut être développer ce style à l’avenir, alors repassez régulièrement voir ses travaux.

Bref, tout cela fait, vous fignolez : lieu, date, heure, éventuellement durée. Il n’est pas impossible d’organiser une première rencontre dans un lieu public histoire de savoir à qui s’attendre.
Si vous avez un imprévu, que vous êtes malade, etc. Surtout prévenez le photographe  le plus tôt possible : si vous lui mettez un lapin, vous avez de grandes chances qu’il ne veuille plus entendre parler de vous.
Il n’est pas impossible voire même fréquent que le photographe vous demande de signer un contrat (et une décharge / autorisation parentale si vous êtes mineur(e) ), celui ci protège les droits du photographe et du modèle, cela pose les règles de la séance et d’utilisation des photos. Ce contrat a une réelle valeur d’un point de vue légal.

Au moment du shooting, ayez des idées en tête, soyez reposée (c’est pénible pour le photographe de devoir retoucher vos cernes), si vous n’avez pas de make up artist soignez votre maquillage (en particulier votre teint : une fois encore, le photographe n’a pas que ça à faire de passer des heures sur photoshop pour dégager ce qui aurait pu etre masqué en deux minutes par un peu de fond de teint ou de poudre) . Petite astuce pour avoir une jolie bouche sans rouge à lèvre, passez vous un peu de gloss (ce conseil est particulièrement valable en hiver, où vos lèvres sont généralement gercées). Faites attention à votre physique de manière générale, et ARRETEZ définitivement de vous dire que “de toute manière photoshop fera ce que j’ai la flemme de faire”.

Soyez à l’écoute du photographe, des conseils et directives qu’il vous donne, n’hésitez pas à le guider également si vous avez des idées précises. Une séance photo réussie se base sur de l’échange entre vous. Si c’est une séance en studio, pensez à mettre de la musique, ça peut détendre l’atmosphère et booster votre créativité.
Demandez régulièrement à voir le rendu des photos, par exemple si vous avez un doute sur une pose, ou simplement pour vous rendre compte de ce qui a été fait. Ne demandez pas à regarder chaque fois qu’une photo est prise (faut pas exagérer quand même).

Petit rappel extrêmement important : si le photographe veut vous faire rectifier une pose, il passe normalement d’abord par les mots (“ton bras plus comme ça, ta jambe par là”) cela étant dit, on ne comprend pas toujours ce que le photographe a en tête, auquel cas il peut vous positionner lui même ; attention cependant : il peut faire bouger vos bras, vos jambes, votre tête… en revanche il n’a aucun droit de vous tripoter. Si ses mains s’approchent un peu trop d’endroits de votre corps avec lesquels il n’est pas censé avoir de contact, alors méfiez vous. C’est d’autant plus valable s’il s’agit d’une séance où vous êtes un peu dénudée (lingerie) voire totalement nue : à ce stade il ne lui est plus du tout permis de vous toucher sans votre autorisation préalable. Mais je rappelle que le mieux, pour vous montrer ce qu’il veut, c’est de vous le montrer avec son propre corps, dans la mesure du possible (autrement dit, qu’il prenne la pose lui même pour vous faire comprendre ce qu’il attend de vous).

Après la séance, plusieurs possibilités : soit le photographe vous donne l’intégralité des photos pour que vous fassiez la sélection de celles qui doivent être retouchées, soit il décide avec vous, soit il décide seul. Tous les photographes ne fonctionnent pas de la même manière là dessus. Retenez bien que vous n’avez pas le droit de publier les photos brutes ( non retouchées ) ni de les retoucher vous même si vous n’avez pas eu au préalable l’autorisation du photographe. De manière générale, vous n’avez aucun droit de modification sur les photos sans son accord.
Si c’est vous qui choisissez, il y a quelques paramètres à prendre en compte : on choisit une photo pour son intérêt, et non parce qu’elle est “jolie”. Le mieux est de faire la sélection en plusieurs étapes ; à la première, vous éliminez les photos floues, mal cadrées ( faites par exemple attention à ce que vos membres ne soient pas coupés ), surexposées (autrement dit trop lumineuses, à en devenir “blanches” ), sous exposées ( quand bien même photoshop fait des miracles, s’il n’y a pas de lumière il va être difficile de faire quoi que ce soit ), évitez aussi les doublons – deux photos quasi identiques –  et choisissez la plus intéressante des deux, niveau pose / expression / cadrage. Tout cela se joue souvent à peu de choses, mais il faut vraiment faire le tri. Vous aurez de toute manière un nombre maximum de photos autorisées ( qui varie en fonction du photographe).

Les délais pour vous envoyer les photos finales varient également selon les photographes, car je rappelle qu’ils ont des manières différentes de retoucher, et une vie à côté. Inutile de jouer votre diva offusquée s’il y a un gros délais ( plusieurs mois ), vous allez juste passer pour une mijaurée incapable de patienter et de respecter le travail de post production. Pour donner des exemples concrets, certains photographes ne mettent que quelques jours à s’occuper des photos ; d’autres mettent plusieurs semaines, et d’autres encore mettent carrément des mois. Les raisons à cela sont diverses, mais vous n’avez pas à les contester. D’autant plus si vous n’avez pas rémunéré le photographe : vous n’avez rien le droit d’exiger puisqu’il s’agit d’un “loisir”. Alors soyez patiente, ça en vaut le coup, et ça vous évitera une fois de plus de vous créer une mauvaise image.

Une fois que vous avez les photos, n’oubliez pas que vous avez le devoir de toujours les créditer, et inversement (c’est à dire donner le nom du photographe, et de toutes les personnes ayant travaillé sur la séance dont MUA / coiffeurs), et cela s’applique aussi et surtout si vous recadrez la photo pour une raison quelconque (photo de profil facebook, etc).
Si les photos sont vendues et/ou apportent des bénéfices :
– si ça vient du photographe, vous devez lui avoir donné votre accord et vous touchez un pourcentage sur ce qui est vendu (qui va de 10 à 30% en général ; une close est normalement prévue à ce propos dans le contrat)
– si ça vient de vous, vous devez en avoir informé le photographe et avoir eu son accord pour commercialiser les photos, quel qu’en soit le support ; vous devez reverser 10% (ou plus si stipulé dans le contrat) de vos gains au photographe.

Pour rappel, au niveau des droits : le photographe est le seul auteur et détenteur de ses photos ; autrement dit vous ne pouvez pas librement en faire ce que vous voulez si vous n’avez pas eu son accord. Réciproquement, sur la base du droit à l’image, il doit vous demander votre autorisation s’il veut se servir des photos où vous apparaissez pour les publier ailleurs que ce que le contrat stipule ; s’il n’y a pas de contrat, alors il doit demander, pour les supports autres que son site (magazines, supports divers...)

Dernier Paragraphe : les arnaques diverses du milieu de la photo. Nombreuses sont les personnes malveillantes dans ce milieu, et pour cause : vous êtes prêts à les croire dès qu’ils vous flattent un peu et vous parlent d’une carrière.
Le cas de figure qu’on retrouve le plus souvent, ce sont les soit disant ” agences ” ou agents qui vous contactent via votre book ou votre facebook. Ils vous disent tout ce que vous avez envie d’entendre : vous avez du talent, vous êtes belle, etc. Ils veulent vos photos ou vous faire faire une séance photo. Pour ça vous en n’avez qu’ “à envoyer les fichiers de vos photos” ou qu’ “à venir à tel ou tel endroit” (souvent en Angleterre ou aux US) ; dans un premier temps la personne vous fait miroiter un truc tout beau tout rose, et vous promet même que vous allez gagner des sommes faramineuses. Sauf qu’une fois quelques mails échangés, la personne vous demande de régler un acompte de plusieurs centaines d’euros pour ” faire le contrat ” ou prévoir des dépenses diverses ; autant ouvrir les yeux tout de suite : c’est une énorme arnaque et votre argent ira juste dans la poche d’un filou qui profite de la crédulité des modèles. Apprenez à faire le tri, et pour ça ce n’est pas extrêmement compliqué : il suffit déjà de vérifier les références de la personne sur internet. Deux minutes sur Google vous diront si la personne est réellement celle qu’elle prétend être ; si la recherche est infructueuse, que la personne n’existe pas sur internet, voire que son adresse postale (souvent donnée pour faire paraître plus crédible) ne donne rien sur Google Map, c’est bel et bien une grosse arnaque. Dans ce cas cessez tout dialogue.
Soyons objectifs, vous avez très très très très très très très très très très très peu de chances d’être soudainement repérée par une agence de prestige qui, sans vous connaître davantage, veut vous faire signer de gros contrats et vous faire déplacer pour des photos etc. Tout ça, c’est des conneries. Il n’est pas rare que j’entende des modèles débutantes dire qu’elles ont été contactées par une agence, une marque de vêtements ou que sais-je, alors que ces demoiselles n’ont pas de book et/ou presque pas d’expérience. Descendez de votre nuage : ça n’existe pas. C’est comme si dans la rue une personne vous abordait sans rien savoir de vous pour vous proposer direct un contrat à responsabilité et salaire de 5000€ / mois.
Bref, ces soudaines opportunités extraordinaires mais sorties de nulle part, n’y croyez pas, vérifiez toujours toutes les infos qu’on vous donne, idem pour les photographes (comme expliqué plus haut à propos de la fiabilité de leur book).

Je concluerai cet article en disant que dans ce milieu, prudence est mère de sûreté.
Je vous ai donné le maximum de conseils pour vous en sortir sans encombres, maintenant à vous de jouer

publication originale : https://insanitydoll.wordpress.com/2014/10/03/etre-modele-ce-que-vous-devez-savoir/

Les documents photographiques et crits prsents sur cette page, ne sont pas libres de droits. Merci de respecter la proprit intellectuelle de l'auteur ainsi que le droit l'image des personnes.

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